terça-feira, 17 de setembro de 2013

Trois mois plus tard

Il y a exactement trois mois, je commençais à écrire ce blog. 

Même si la « révolution » (que certains pensaient possible) n’a pas eu lieu, je continue de penser que ce fut un jour historique. Avec le recul, j'ai plus que jamais la certitude que la décision de la grande majorité des forces de police de ne pas réprimer ce jour là fut un moment de génie de leur part, car les choses auraient pu très mal tourner dans le cas contraire.

Ce mouvement s’est étendu dans le temps et l’espace, beaucoup de choses se sont passées et une diversité énorme d’acteurs a pu manifester son mécontentement, chacun à sa façon. L’ensemble reflète un niveau de complexité très élevé et souvent très polarisé, caractéristiques du Brésil. Symboliquement parlant, ce fut un moment fort.

Pour certains le mouvement a duré plus longtemps et s’est traduit par des actions de grève. Ce sont surtout des professeurs de l’enseignement public (jusqu’à hier, ceux de Rio de Janeiro (État et ville), en ce moment ceux du Mato Grosso, avant eux ceux du Minas Gerais ou encore de la ville de Passo Fundo dans le Rio Grande do Sul), des fonctionnaires publics, des policiers, des employés de banque. Par contre, dans leur cas, la rue ne les a pas suivis avec la même ampleur qu’au moment de la Coupe des confédérations. En ce qui concerne les premiers, c’est vraiment regrettable. En effet, c’est uniquement par l’amélioration du statut des enseignants du système public que l’on pourra vraiment parler de révolution au Brésil. Elle devra avoir lieu.

Pour citer une professeure brésilienne que je suis sur Twitter, la professeure Janaïna, « o gigante não acordou » (le géant ne s’est pas réveillé), référence à un hashtag populaire (#ogiganteacordou). Je partage son opinion. 

Le pouvoir (à toutes les échelles) s’en tire avec, au pire, quelques égratignures. En guise de conclusion, j’ai toutefois  la croyance que de nombreux citoyens se sont réveillés et sont venus s’ajouter au groupe de ceux qui, à l’instar de la professeur Janaïna, étaient déjà bien réveillés avant les vagues de manifestations.

Il est bon de se rappeler que les sources de la violence structurelle brésilienne continuent indemnes. Avis aux « élites ». En parlant d’élites, demain, Celso de Mello, ministre du « Supremo Tribunal Federal », va départager un vote qui doit décider de la tenue (ou non) d’un nouveau jugement des accusés du scandale du « mensalão », attribué au PT. À suivre, la question est... complexe... et très polarisée.

Pour ma part, je vais repenser un peu ces trois derniers mois, riches d’enseignements de toutes sortes (à condition qu’on se donne la peine de réfléchir).

A galon

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